dimanche 28 avril 2013

Pendant ce temps, à Vera Cruz...

WARNING : C'EST LONG (mais y'a des images)

NDA: Ce post est une réponse trouvée par mon cerveau embrumé pour répondre à cette éternelle question : comment participer à une soirée à laquelle on ne peut assister ? Contient de possibles traces de private joke.

Chers tous, à l'heure où une amie bisontine sort de scène pour laisser place à Jacques Higelin et que d'autres nourrissent leur cirrhose à Bourges, une petite faction de miens amis sont en train de fêter le départ de l'un d'entre eux vers de nouveaux horizons professionnels. Pourquoi donc vous raconter ceci au lieu de profiter moi aussi des libations en faisant mousser mon statut de mère nourricière de ces sus-nommés collègues ?
Vous vous rappelez avoir lu que j'étais technicienne dans l'audiovisuel ? Oui, bon, quand je vous ai dit que j'avais tout plaqué pour être chroniqueuse, j'ai un peu enjolivé la vérité... La vérité c'est que je continue à passer vachement de temps devant des écrans pour payer mon loyer de ministre saoudien. 

Comme il me faut une bonne raison de ne pas me taper la tête contre les murs de frustration, j'ai décidé de vous narrer par le menu MA soirée. Considérez que c'est un hommage au PAF. 
(Pastèque.)

22:37 : J'arrive. Mon collègue du service 13h30/22h30 m'attend. Il est suffisamment sympa pour ne pas me faire remarquer que c'est pas la première fois que je suis à la bourre. A l'écran, Morandini, Cauet et tous leurs amis pendant encore 2 bonnes heures. Où est-ce que j'ai planqué le schnaps ?



00h11 : J'ai pas retrouvé le schnaps. 
Heureusement, "le bêtisier-des-meilleurs-moments-de-la-télé-qu'on-est-trop-fresh-et-funky-c'est-pour-ça-que-vous-nous-kiffez-les-pauvres" est terminé, je vais pouvoir renouer avec mon fantasme de jeunesse ...


D'ailleurs, c'est un peu à cause de Gillian Anderson que j'ai décidé de devenir rousse. Pourvu que ça ne cause pas de complot extra-terrestre, la trame de fond d'X files autour d'ET m'a toujours saoulé. Même si c'est un état dans lequel je comptais me trouver ce soir, je suis rassurée de regarder une de ces histoires parallèles où un type mange des grosses ou un autre tombe de 7 étages et se relève avec un bleu... Quand j'avais une dizaine d'années, c'était incroyablement rebelle d'aimer X Files. Enfin, ce qui était rebelle, c'était d'arriver à tromper la vigilance de ma mère pour arriver à regarder tranquillement. Pourtant, je peux comprendre que le fait de me voir boucher systématiquement tous les conduits d'aération (de peur que Tooms m'attrape pour me bouffer le foie) ait pu lasser ma mère. Ce qui me fout les boules, c'est qu'aujourd'hui toutes les petites minettes de 20 ans fantasment à leur tour sur Duchovny. Bloody Hank fucking Moody...

C'est vrai, je suis un peu attardé, mais aussi un peu merveilleux

Mais  Merde quoi ! Bientôt des gamines de 12 ans se battront pour Jeff Buckley. Bordel : à chaque génération ses icônes ! Contentez-vous du SWAG de Justin Bieber. Laissez nous les vieux...
Tiens en parlant de SWAG, je devrais arrêter de regarder les photos de cette débauche de coolitude qui se déroule à quelques stations de métro en ce moment. Je vais finir par en vouloir aux gens de réussir à avoir une vie sans moi.
Les fourbes.

1h15 : Mulder a un imper trop grand pour lui. Scully se prend pour Saint Thomas. 
Tout est sous contrôle. 
Je vais fumer une clope.

1H30 : Je reçois un message de l'une des viles personnes en train de shaker leur booty. 
Ça à l'air d'être super select. Il y a même l'attraction animale du quartier.


Respire, tu le vis super bien. Ce n'est pas encore l'heure du téléachat. Tu ne t'es pas encore endormie. Reste calme. Ne craque pas sous la pression. Pense à des trucs cools. Tiens, bouffe ta pizza froide, ça va te faire du bien.


2h05 : Me sens grosse et ballonnée. 
J'ai oublié de mettre ma gaine.
Saloperie de pizza. 
3h11 : J'ai presque plus de café. Mauvaise gestion des ressources de survie. Je me demande comment je vais tenir jusqu'à 6h30 sans roupiller.
3h20 : Sean Paul chante au milieu de plein de pouffes jeunes filles distinguées. J'ai un mal au ventre.
3h21 : J'aurais peut-être pas dû boire autant de café.
3h23 : Le présentateur de cette émission de poker a l'air de sortir d'une animation promotionnelle au rayon charcuterie de chez Auchan. 
Je me demande si c'est normal que les commentateurs se sentent obligés de parler comme s'ils assistaient à la finale de la ligue des champions.

4h01 : Je réalise que l'idée même d'écrire ce post est motivée par un syndrome nouvellement indentifié


La peur de louper quelque chose, ou "anxiété des ratages" pour les puristes, est un de ces maux à la portée aussi dramatique que les tournantes ou le le binge drinking. Tout le monde s'entend à tabasser les réseaux sociaux, grands responsables de cette dernière tendance. Sauf que, pour peu que l'on ai l'égocentrisme prononcé, ça a toujours existé. Personnellement, l'idée que des personnes, même amies - surtout amies ! Puissent passer un bon moment sans moi m'est à peine supportable ! De toutes façons, je trouve le bonheur des autres d'une outrecuidance insoutenable.
Ce qui est quand même malheureux puisqu'il y a de sèrieuses chances que ce genre de situation se renouvelle d'ici à ce que je bouffe les pissenlits par la racine.
D'ailleurs à ce propos, je tousse comme un mineur tiré de Germinal. Je devrais peut-être retourner me fumer une clope.

4h27 : Trop cool ! J'ai droit à un fleuron du 7em art ...

5h15 : Le papier toilette a dû être une pierre ponce dans une vie antérieure.
Je me rappelle de tous les bons moments passés avec ces collègues partis. De ce langage commun, cette expérience des pires angoisses et des petits moments savoureux que seules des heures devant une cinquantaine d'écran (sans compter les QUAD) peuvent apprendre, je garde le sentiment de fugacité. Ça, et notre grande similitude capillaire. 
Nous partons tous, vers des directions différentes. C'est peut-être la peur de ne pas avoir saisi assez de bons moments qui foudroie, comme ça, aux petites heures de la nuit. Au fond, ce qui nous réunis tous dans ce métier, ce sont les expériences individuelles de chacun. Dû à la rotation hebdomadaire de nos horaires, nous avons vécu des tranches de vie que peu de gens ont eu l'opportunité de connaître. Certes, l'essentiel de ce temps nous le passons à regarder des programmes et à tenter tant bien que mal de ne pas les consommer sans resistance. Et de ce fait cette passivité active a permis à certains de tout plaquer pour la peinture, la photographie, la musique, les voyages ... Tout ça en veillant à ce que vous puissiez regarder "les cordiers juge et flics" peinards, en buvant un petit café, en profitant même des sous-titres si le D4000 ne plante pas. 
Du coup, oui, il y a une petite amertume à ne pas exulter une dernière fois, comme un chant du cygne, pour célébrer cette expérience commune.
5h31 : Youpi ! Il me reste du café !
H-1 avant la quille.

6h00 : Si ça se trouve, je me serais fait chier à cette soirée...
6h15 : Si ça se trouve, ils se sont fait chier eux aussi.
6h16 : Si ça se trouve, ils tous chopé une colique monstrueuse parce que Clément a amené du chouchen frelaté. 
6h20 : Et puis au moins, j'aurais pas la gueule de bois, moi.
6h30 : Le soleil se lève tout doucement. 
6h44 : Putain de relève, je t'attends. Bon, je vais envoyer le rapport de diffusion.

Bonne route à vous les enfants.



PS : 7h : Merde, il me faut un XHOSE  

  

vendredi 26 avril 2013

And so I watch it from afar

Il y a quelque mois de ça, j'ai pris l'audacieuse décision de quitter un emploi en CDI qui me poussait lentement mais sûrement vers l'obésité et l'apathie la plus totale, pour choisir la voie de l'incertitude. A savoir, l'intermittence du spectacle.
Un statut que l'europe, que dis-je ! Le monde nous envie, du moins, tant qu'il existe encore.
Je peux dire que c'est venu comme une envie d'uriner. Non pas subitement, mais plutôt sournoisement, s'implantant doucement en moi comme une nécessité de plus en plus vitale, jusqu'à ce que le besoin soit trop fort et qu'il faille y succomber avant de faire une bêtise regrettable. 
Ce fut un choix audacieux, certains diraient inconsidéré. Pourtant, comme je l'avais évoqué il y a quelques années sur ce même blog, on ne nous dit jamais en QUOI ce choix va être difficile.
Parfois, je reste allongé la nuit et je me demande "où est-ce que j'ai fait fausse route ?". Puis une autre voix me répond "ça va prendre bien plus qu'une nuit"

Certes, on nous dit que c'est difficile. C'est sympa, pas plus que ça encourageant, mais pas franchement clair. Qu'est-ce qui est difficile ? Des idées, on en a toujours plein la tête, les pâtes, c'est pas cher et c'est très bon avec du sel. Les amis, tant qu'on en a, tout va...
Ce qui est difficile, c'est l'absolue liberté. 
Tout cet espace vide à modeler de ses mots, de sa voix, de ses mains. Tout ça est bel et bon sur le papier, mais dans la VRAIE vie, celle du manque de motivation, qu'il soit minuit ou non, que faire de tout cet espace ? 
Il existe une heure entre chien et loup où toutes les idées semblent bonnes. Malheureusement, c'est aussi l'heure d'aller se coucher. Comme si le cerveau avait patiemment attendu que vous soyez sûre de ne pas vous relever, de ne pas ouvrir un nouveau .doc ou bien c'est le stylo qui est trop loin. 
Le fourbe.
Il doit y avoir quelque chose en nous capable d'absorber cette masse d'envie et d'idées afin de le transporter en une substance molle. Un truc loin d'être sympa et visqueux, communément appelé "paresse".




Donc, à l'heure où ma trentaine s'est aussi confortablement installée sur mes hanches que sur mon état civil, une grave constatation s'impose : il n'y a pas de moment clés dans un quotidien créatif. J'entends par là, il n'y a pas de moment où l'inspiration est telle qu'elle en devient dévorante et absolue. Il n'y a qu'une somme de petits moments où l'on réussi à lâcher la 3eme saison de The Walking Dead pour savoir ce qui se passe dans un endroit qu'on répugne à fouiller ; en soi.
Et pour combler le soi, afin d'en faire une reserve suffisamment riche pour ne pas tomber à sec, il faut quelque chose d'absolument répugnant. Il faut de la rigueur. Et rien que le mot, personnellement, m'a toujours donner envie de me terrer dans un coin.



Elle est pourtant nécessaire. Ne serait-ce que pour ce détail de taille, être prise au sérieux.
Lorsque j'ai quitté mon emploi, je travaillais comme technicienne dans l'audiovisuel. J'étais certainement la pire employée que cette boite ai pu avoir, mais j'y ai mis de la bonne volonté, du moins, au début. Ça, et une quantité industrielle de muffins citron/pavot. Lorsque je suis arrivée dans ma nouvelle fonction, en tant que chroniqueuse/comédienne, je suppose que j'imaginais la chose différemment. Mon boulot était d'être drôle et poétique. Les gens avec qui j'allais travailler allaient donc être de sacrés marrants, obligé ?
Et bien sachez qu'être drôle est certainement le boulot le plus difficile qui soit au monde et que ceux qui arrivent à s'en sortir ne sont pas franchement les plus marrants. Demandez à leur psy, si vous arrivez à les chopper sur leur yacht.

Pourquoi cette somme de constat maintenant ?
Un virus a du circuler sur les internets, mais un petit nombre d'anciennes connaissances, datant de l'époque où j'essayais vainement de me lisser la paillasse capillaire (ie : il y a loooongtemps) s'est rappelé à mon bon souvenir.
Vous savez quoi ? Elles sont toutes mariées avec enfant(s). Et j'ai même pas l'impression qu'elles aient besoin de porter des gaines (les morues). Du coup, ça me donne des sueurs froides à l'idée de devoir répondre à l'incontournable "et toi, qu'est-ce que tu deviens ?"
J'ai bien une petite idée...



Je ne sais pas si je suis encore devenue.
Non, laissez-moi reformuler.
Je sais ce que je ne suis pas encore devenue.

Mais j'ai déjà réussi à repérer l'ennemi. Si je trouve une bonne pince à épiler, je vous tiens au courant...





mercredi 25 juillet 2012

Treme, les pieds dans la boue, le coeur en fête

Chose promise, chose due. 
Si j'espère que les quelques mots griffonnés sur Rome auront suffisamment réveillé votre attention pour passer quelques jours loin de toute communication extérieure, je vais tenter de faire de même avec Treme (prononcer Trémé).
Si vous êtes fans de la Nouvelle Orleans, de sa musique, de sa cuisine bref de sa culture, arrêtez-vous quelques instants pour vous laisser convaincre.


Treme est une série réalisée par David Simon et produite par Eric Overmeyer qui ont pour faire d'arme la création de la série The Wire. Et là je me dois de vous confier une de mes plus grandes hontes. J'ai beau porter un intérêt tout particulier pour les séries, pour leur audace et le rythme avec lequel elles vous emportent, j'avoue que je n'ai jamais réussi à m'immerger dans the Wire. Oh, je vous vois déjà, crachant tels des félins enragés sur ce manque total de goût. Mais que voulez-vous, c'est ainsi. Je suppose que la rudesse du grain de la pellicule et l'air de Baltimore ne siéent pas à mon teint.


Mais revenons à nos moutons, Treme possède, entre autres qualités, celle d'avoir du soleil, qui est bien connu pour rendre la misère moins pénible. C'est prouvé, d'autres l'ont dit avant moi.
Le paysage post Katerina subit, comme sa définition l'indique, un "Grand bouleversement dû à un phénomène destructeur". Mais devant même ces décombres, loin de vouloir laisser place à la solitude et à la désolation, les habitants de ce spectacle permanent jouent leur rôle de témoins. Bien évidemment, nous sommes un peu tous ce musicien qui tombe dans l'abattement et ses artifices, cet animateur de radio sans cesse licencié mais qui revient toujours grâce à son exaltation permanente, cette cuisinière obstinée qui ne baissera jamais les bras devant quelques ventres à régaler. 




J'oublie le chef indien qui brode ces costumes pour le mardi gras, remettant son ouvrage sur le métier chaque année pour la cérémonie suivante.
L'avocate, l'écrivain, les touristes et surtout, surtout : les musiciens.





Treme, c'est l'ode à une Nouvelle Orleans qui respire la vie dans tout ce qu'elle a de plus terrible, de plus joyeux, de plus dur, de plus amusant, de plus mystique et de plus pur.


Cette série dont je trépigne à l'avance de connaître la suite ne se propose qu'à vous emporter. Parce qu'après tout, dans cette histoire comme dans une autre, c'est ce qui se passe après qui est intéressant.

samedi 14 juillet 2012

Deux séries et un Homme

Alors que cette matinée me semble prendre un chemin aussi productif que ce chat,


j'ai réalisé que depuis l'existence de ce petit bout d'internet squatté par mes pensées, beaucoup de choses avaient changé.
"Non, sans dec ?" me direz-vous d'un air moqueur avec une certaine familiarité dans le ton que je ne vous permets d'ailleurs pas.

L'un de ces changements majeurs, outre le fait de commencer à accepter que je ma tignasse ne laissera pas de trace sur les planches avant mes 30 ans, ainsi que le fait d'avoir bientôt 30 ans, c'est que mon quotidien compte maintenant une "occupation" de plus. Le croirez-vous ? Un homme a fini par avoir la patience de supporter mon félin et mon humeur matinale.  Mais ceci n'est pour l'instant qu'un changement d'une durée indéterminée, ne nous emballons pas trop. 
De plus, je n'ai trouvé que deux des prénoms de nos trois futurs enfants.

Bien que je sois prête à soumettre l'Homme à l'approbation de mon confesseur je dois dire pour sa défense qu'il est responsable de la découverte de deux nouvelles séries.



Mais avant de vous révéler ces perles du répertoire télévisuel laissez-moi faire un rapide bilan, bien sûr subjectif, de l'année écoulée.
Comment ne pas commencer par la série qui a sans doute fait le plus de bruit l'année dernière ?


Si la première saison de Game of Thrones, m'avait séduite au point d'en faire un précédent billet et de la regarder 3 fois, je dois avouer que la deuxième est un peu plus décevante. L'histoire originale est bien sûre respectée (ce n'est pas pour rien que l'auteur des bouquins fait partie de la team des scénaristes), mais il reste comme un goût pesant dans la bouche. Profusion de nouveaux personnages (ce qui est nécessaire, à force de buter tout le monde comme un chacal), intrigues en veux-tu en voilà et le combo gagnant sexe/violence toutes les 3 minutes a certes contribué à la popularité grandissante de la série, mais laisse craindre la prochaine saison.
Let's wait and see.

Du côté des classiques : 

SPOILER ALERT
- J'ai beau aimer ses yeux bleus, il est grand temps que Dr House prenne sa retraite.
- Les scénaristes de Grey's anatomy ont probablement engagé Georges R.R. Martin comme consultant au vu du final de la saison 8.
- J'ai de plus en plus envie de buter les personnages de Private Practise, Adisson en tête.
- Pour Supernatural, mon conseil aux frères Winchester serait de déposer les armes, parce que là, sans, Bobby, ça a moins de gueule. 
- Dexter va peut-être commencer à régler son Oedipe.
- Fringe : Ouiiiiiiii, Ah y est, Dunham et Peter se roulent enfin des pelles ! On avait presque attendu.
FIN DU SPOILER.

Du côté des découvertes :
(oui, pour ceux qui sont restés jusqu'ici, c'est maintenant)


Rome 


Où l'on apprend que les tags sont vieux comme le monde...


Ce fut le premier cadeau de l'Homme. M'aider à dépasser ma méfiance originelle à l'égard de Rome, et découvrir ainsi une fresque retraçant  les évènements de l'Histoire au travers de l'histoire. Alors oui, les experts débattent encore de la pertinence de la petite vis à vis de la grande...
Mais quoi qu'il en soit, Rome n'a rien à envier ni à Sodome ni à Gomorrhe et on comprend avec déception pourquoi cette série-ci n'a duré que deux saisons. La production a implanté dans Cinecittà l'époque de César et Pompée mais a surtout réussi à éviter les écueils de la réécriture historique. Les personnages, définis par leur excessivité, gagnent à être suivis jusqu'au bout des deux (soupir) saisons.
Et puis, côté Sexe & Violence, Rome a tracé le chemin (pavé) pour Game of Thrones. Note particulière pour les scènes d'orgies. Je ne me doutais pas qu'on pouvait mettre autant de monde dans... une tente.


Treme


Et voilà la deuxième découverte/cadeau offerte par l'Homme.
Mais comme il commence à se faire tard et que je serai contente d'avoir un sujet sous le coude pour un prochain post, d'ici 2015.


That's all for the moment, folks...




lundi 16 avril 2012

Eventually best things comes by waiting

Amis, bonjour.

Passent les mois, coule la Seine,
et ma glandouille encore
va grandissant.

Quoi que !
On va pas se leurrer, il y a de grandes chances que si vous êtes échoué ici, c'est à cause d'une requête google mal exprimée ou que vous êtes un russe qui cherche du nichon.
Nasdrovia à toi ami communiste by the way.

Du coup, trêve de simagrées. Voici l'adresse d'un nouveau blog où venir reposer vos mirettes :

http://naughtycourtesy.tumblr.com/

Le concept est simple, la brillante Laure Guicherd poste des photos et votre humble serviteur tente d'inventer une histoire inspirée de ses clichées.
C'est plus court qu'ici.
Il y a des chances pour qu'il y ait moins de fautes.
Et nous serons ravies d'avoir contribué à votre procrastinage quotidien.

Nous en tous cas, on est très heureuses de la naissance de ce bébé.

samedi 28 janvier 2012

Songs and tweets and thoughts

Ca fait quelques mois que Lana del Rey traine sa langueur dans ma tête.
Quelques mois à me faire miroiter un monde où les stars déchues ont toutes un bras secourables pour soulever leur carcasse, ivres d'anorexies et d'anti-dépresseurs. Des heures passées à me rêver en liberty bleu ciel, à danser dans l'imaginaire de Sofia Coppola, bercée par un amour tendre.
Tout ça pour éviter de croiser le regard de la réalité, cette petite connasse qui ne manque pas de t'accueillir au réveil avec son cortège de doutes et d'angoisses.
Du coup je me moque gentiment de Lana del Rey, ça m'occupe le sens de l'ironie.



Mais le quotidien a ça de taquin de ne jamais laisser le temps de baisser les yeux sur le fait qu'on ait baissé les bras.
Donc oui, hein, au cas où vous vous poseriez la question, j'ai vu des heures plus glorieuses. Mais si ça vous motive, il y aura un ou deux .gifs rigolos et peut-être même quelques tournures de phrases pour vous remuer les zygomatiques.

Donc qu'entends-je par baisser les bras si ce n'est la dure réalisation que les quelques jours qui se sont écoulés depuis la dernière fois que j'ai écrit se sont mués en semaines, mois, prout prout tagada tsoin tsoin ? Avec tout le temps passé sur facebook plutôt que devant l'un de mes 3 projets avortés, j'ai découvert cette vidéo issue d'un discours d'Ira Glass (le cousin de Philip, mais surtout, un extraordinaire animateur de radio). Voyez plutôt :


Ira Glass on Storytelling from David Shiyang Liu on Vimeo.

Et, effectivement, personne ne dit à qui commence à se lancer dans une création artistique quelle qu'elle soit combien se sera difficile. Ou plutôt si, on vous dit que "ce sera difficile", mais jamais plus. Personne ne parle de ces textes trop ampoulés, chargés d'adjectifs et d'émotions faciles. Personne ne vous dit que vos pensées, une fois retransmises sur le papier n'auront l'air que de vagues balbutiements pré-pubères. De plus, il faut bien constater que le jeunisme ambiant fait rage et que les années qui passent n'ont rien de tendre avec ce que l'on aurai aimé être "notre œuvre de la maturité".
Il ne fait pas bon s'esquinter les genoux sur les trottoirs des débuts.
Surtout qu'ils sont parfois longs.
A vrai dire, plus on met de temps à enlever les roulettes, plus le trottoir est long.

Donc, à l'heure où je me bats avec le poil grandissant dans ma main avec autant d'efficacité que ce chat contre l'air ;

Striking the Air

Je me suis aussi fait une petite réflexion.

J'ai eu la chance de passer pas mal de temps récemment avec une petite fille de 10 ans.
Je passerai sur tous les adjectifs ô combien laudatifs que je pourrais avoir à son endroit, cela ne vous intéresserait que mollement. Cependant, la caractéristique de cette enfant était, outre une sacré vivacité d'esprit, un sens aigu de la curiosité.
Et c'est là que ça m'a frappé.
Étions-nous si éveillés que ça à 10 ans ? Même si je me rappelle avoir toujours eu la vague sensation que certains de mes congénères étaient vachement plus vifs que moi sur les choses de la vie (j'entends par là aussi la propension à répondre à toute forme d'autorité sans rougir), je ne me rappelle pas que nous ayons été si débrouillards.

Alors, c'est sûr, lorsque j'étais enfant, internet n'existait pas encore. Pour arriver à en connaître plus sur les relations homme/femme, le 3615 Skyrock était ce qu'on avait de mieux. Ça, ou la bibliothèque municipale, enfin, les murs de ses toilettes.
Chaque génération voit la suivante arriver avec ses peurs et ses projections, "Mon Dieu, comment vont-ils grandir dans ce monde dont nous ne savons même pas que faire ?".
Mais en même temps, notre propre génération, récemment renommée génération Y, s'est caractérisée par une certaine incapacité à se confronter à la réalité. Nous sommes la génération qui peut compter en MOIS le nombre d'heures passées devant des séries télés, celle qui est plus à l'aise avec l'orthographe des consoles ou des jeux vidéos qu'avec des mots de plus de trois syllabes. Nous sommes aussi la génération qui peut assouvir sa curiosité grâce au bon vouloir d'un pouce et d'une connexion wi-fi (pour les pauvres). Nous sommes donc ce type de parents.
Des parents cools, des gens ouverts qui portent des basquets et emmènent leur marmots en festival.

Que reste-t-il alors comme espace de découverte personnelle à un enfant qui aura été bercé au Pixies et qui rigole devant les blagues de Bref ?

Nous faisons comme nos aînés (dont les propres réflexions personnelles sur l'éducation nous ont mené là) ; nous éduquons nos enfants comme nous aurions aimé que nos parents nous éduquent. Aussi, force est de constater que dans certains cas l'extrême ouverture d'esprit de ces petits cerveaux aussi avides de savoir que perméables est... flippante.

DOESN'T MATTER

Mais à qui la faute ? Le principe même de l'être vivant est une perpétuelle évolution.
Alors quand nous insufflons des notions d'ironie à nos enfant dans leur premiers films (Shreck, le chat Potté, Moi Moche et Méchant et j'en passe...), nous leur faisons découvrir très tôt les vertus de la répartie. Et nous en sommes contents. Qui voudrait d'un enfant poupée, un petit fayot pour lequel on finirai par avoir de la peine, voire même, mais ne le disons pas trop fort, un peu de pitié ? Pour autant, à côté de ça, l'abrutissement facile n'est pas loin. Il suffirait de les laisser regarder la télé, un "Tellement vrai" par ci par là et hop ! Le sens critique de l'enfant s'envolerait comme une petite culotte sur un plateau de télé-réalité.

Nous sommes donc une fois plus coincés au milieu, le cul entre deux chaises, à devoir éviter de reproduire les erreurs de ces béta-testeurs qu'étaient nos darons et apprendre à vivre sans nos premières phalanges, la peur et l'angoisse de voir nos enfants devenir trop vaniteux pour réaliser qu'ils ne savent pas tout ayant eu raison de nos ongles.

Bordel, c'est pas encore maintenant que je vais virer mon implant.

Mindblown

mardi 8 novembre 2011

nuit blanche en série -1ère partie

C'est particulier de travailler de nuit.
Outre la chance de pouvoir passer quelques heures devant la rediffusion d'"X Files" (choueeeette) ou celle de "Classe mannequin" (moins chouette) ce sont les meilleures heures pour se laisser aller.
C'est encore plus vrai quand vous êtes un peu patraque, la brume de la nuit se mêlant à celle de vos miasmes.
Mais le croirez-vous ? Alors que mes doigts ont à peine arrêté de s’entortiller autour d’eux-même, c’est ma voix qui s’est mise en grève.

Si j’écoutais Annick de Souzenelle, j’y verrai là un message que mon corps tente de me faire passer. Mais comme je ne connais pas cette dame personnellement, plutôt que d’analyser la volonté cachée de mes cordes vocales (actuellement aussi vives qu’un sumo remplit de saké), on va dire que mon handicap vocal est venu de trop longues pauses clopes en t-shirt. 
Donc, en cumulant service de nuit et laryngite, j'ai pu découvrir non seulement qu’Annick de Souzenelle est accusée d’être à la tête d'une secte, mais j'ai pu plonger avec une certaine langueur dans le décompte des séries sur lesquelles j'ai passé mes meilleures nuits blanches.



Une précision avant de rentrer dans cette nouvelle note aux allures de liste non exhaustive.
Comme évoqué il y a déjà de ça un bout de temps, (http://mavierira.blogspot.com/2009/12/blog-post.html) (j'adore me citer) le format série a réussi à séduire nombre d’entre nous. Rester moins de temps mais sur une période plus longue devant l’histoire d’autres vies, c’est comme faire des abdos tous les jours, un moyen pernicieux et durable de rendre notre quotidien plus funky (si on estime qu’avoir des abdos plats rendra ta vie aussi chouette que celle de Punky Bruster – qui était une clocharde avec un chien vivant chez un vieil homme – mauvais exemple). La série, à l’inverse du long-métrage, n’envahit votre temps d’espace disponible que sur une petite partie de votre disque dur. Sauf qu’elle est, tout comme les Pringles, concoctée pour susciter l’addiction. Heureusement, cela fait bientôt 15 ans que le panel des séries propose un plus grand choix que le Paprika/Rick Hunter ou Barbecue/l’homme du Picardie.
Regarder pendant 10 ou 20 heures évoluer les même personnages, ça a de quoi vous faire fondre le coeur par procuration. Je ne légitime donc pas totalement le fait de vous pousser à vous vautrer dans la luxure d'une bonne série, je vous préviens simplement que c'est un sujet sur lequel je me sens très impliquée. 
Vous voilà prévenus.

C’était cet été. 
On m’en avait tellement parlé qu’il m’était devenu impossible de passer outre. Pourtant, j’ai bien lutté. J’ai serré mes petits poings de toutes mes forces, en hurlant que je ne me laisserai pas de nouveau avoir comme avec "Breaking Bad", que la déception de ne pas apprécier à sa juste valeur ce que des millions de spectateurs réclament à corps et à cri ne sera pas de nouveau la mienne !   
Mais j’ai fini par craquer. « Game of Throne » a eu raison de moi. C’était même un carnage. En deux jours j’avais terminé les 10 épisodes (format 52’). Je me pensais différente. Je pensais que Peter Jackson avait gavé jusqu’à ses limites mon imagination de medieval fantastic. Et là, révélation. « Game of throne » n’est pas du tout un gentil message de paix ou un sempiternel combat manichéen entre le bien et le mal, non, « Game of Throne », c’est « l’art de la guerre » de Sun Tzu et « le Prince » de Machiavel réunit. 
A vrai dire, que les personnages n’aient pas encore l’eau courante n’est qu’un détail. Ce qui éveille l'intérêt de cette histoire au suspens fuselé, c'est la mise en abîme creusée par tous les personnages.

SPOILER ALERT

Dès les premier épisodes, la chute de Bran provoquée par le frère de la reine en train de partager avec elle bien plus que des confidences, la vente de la princesse Daenerys par son frère (ça devait être sympa les repas de famille à cette époque) à un chef guerrier barbare, et plus tard, la mort d'un personnage clé laisse le spectateur groggy. Un choc brutal, comme celui de Bran contre le sol après une tour de 5 étages.
Il y a un ravissement enfantin à se laisser happer par ces guerres de pouvoir. Un je ne sais quoi d'"Andromaque" ou de "La guerre de Troie n'aura pas lieue". Toutes les familles, ou presque, peuvent justifier leur cause. Et les enjeux de pouvoir dépassent largement la conquête d'un territoire.

(Le diagramme qui t'aide quand tu commences)

Du coup, à cause de sa capacité à nous rendre normale l'apparition de "marcheurs blancs", de gamine qu'on force à regarder la tête de leur père sur une lance, de vieil homme divaguant sur la grandeur des rois passés pendant qu'une femme de joie se rhabille, ou simplement de dragons, "Game of Throne" mérite bien quelques heures de sommeil en moins.

Sur ce...
 
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